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"Le rêve
dans le Pavillon Rouge"
La pièce se passe chez les Jia, grande famille
qui comprend trois générations et vit dans une demeure
formée de plusieurs bâtiments, dans un parc. Voici les
principaux personnages, et leurs interprètes:
Jia Baoyu(en chinois, le nom de famille précède
le prénom): CHEN YING/SHEN YULANC/PEIYAN
Lin Daiyu,sa cousine, orpheline recueillie par les Jia: HUA
YIQING/LI PING/FANG YAFEN
Jia Mu,grand-mère paternelle de Jia Baoyu et grand-mère
maternelle de Lin Daiyu: HU MINHUA/YU LIQUN
Wang Furen,mère de Jia Baoyu, épouse de Jia Zheng:
GE PEIYU
Jia Zheng,chef de la famille, père de Jia Baoyu: JIN
HONG
Wang Xifeng,tante par alliance de Jia Baoyu: X1E XIAOMIN
Xue Baochai,autre cousine de Jia Baoyu, qui séjourne
chez les Jia: TU SUIJUN
Servantes et serviteurs:
Xi Ren: LlU PINGFANG. Qing Wen:XU YUPING. Zi Juan:WHEN
PEI/TANG LIUHUA
COMPAGNIE YUEJU DE SHANGHAI
Résumé de l'intrigue
Scène 1 : ARRIVEE DE LIN DAIYU
Ses parents étant morts, Lin Daiyu est
accueillie par sa grand-mére; elle est présentée
aux autres membres de la famille et rencontre ainsi pour la première
fois son cousin Jia Baoyu.
Scène 2 : LE CADENAS EN OR
Jia Baoyu et Xue Banchai viennent rendre visite
à Lin Daiyu; mais celle-ci est absente de sa chambre. Les
deux protagonistes se montrent le bijou que chacun porte sur lui:
le jade de Jia Baoyu, pierre magique qu'il ne doit pas quitter et
sur qui repose son destin, et le cadenas en or de Xue Baochai (les
enfants portaient souvent un bijou en forme de cadenas pour les
protoger des malétices). Ils découvrent que l'inscription
sur ces deux bijoux forme deux vers parallèles. Jia Baoyu
s'émerveille du parfum de sa cousine et apprend qu'il provient
d'un médicament. Entre alors Lin Daiyu qui surprend la fin
de cette conversation et exprime sa jalousie, mais la querelle d'amoureux
finit dans les rires.
Scène 3 : LA LECTURE DU PAVILLON DE L'AILE OUEST
Jia Baoyu se cache dans le parc pour lire la plus
célèbre pièce d'amour chinoise, car son père
lui interdit de tels livres. Survient Lin Daiyu avec qui il partage
sa lecture.
Scène 4 : EVENEMENTS DIVERS
Jia Baoyu rencontre dans un temple un jeune acteur
qui est son ami. Celui-ci s'est entui de chez le prince à
qui il sert aussi de mignon. Ils échangent un mouchoir en
cadeau d'adieu. Ensuite, pour s'amuser, Jia Baoyu veut peindre les
sourcils d'une servante. Une autre servante arrive qui, apercevant
le mouchoir offert par le jeune acteur et apprenant sa provenance,
reproche à Jia Baoyu ses relations avec des acteurs. Xue
Baochai vient joindre sa voix à ces reproches. Lin Daiyu,
qui entre discrètement à la fin, est heureuse d'entendre
Jia Baoyu dire qu'elle au moins n'a pas ces préjugés
contre les acteurs.
Scène 5 : JIA BAOYU BATTU
L'intendant du prince vient demander au père
de Jia Baoyu que son fils révèle où se cache
le jeune acteur en fuite. Le père, furieux d'apprendre les
relations déshonorantes de son fils, le fait battre, et veut
le tuer. Sa mère et sa grand-mère viennent intercéder
pour lui.
Scène 6 : PORTE CLOSE
Jia Baoyu se remet des coups qu'il a reçus.
Xue Baochai vient lui rendre visite. Ils passent dans une autre
pièce. Lin Daiyu arrive à son tour; comme il est tard,
les servantes refusent de lui ouvrir; mais elle croit que Jia Baoyu
ne veut pas la voir.
Scène 7 : ENTERREMENT DES FLEURS, JIA BAOYU MIS AL'EPREUVE.
Les femmes de la maison se promènent dans
le parc. Puis Lin Daiyu entre, pour enterrer les fleurs et leur
épargner d'être jetées. Jia Baoyu survient,
se disculpe auprès d'elle: il ne savait pas qu'elle était
venue lui rendre visite et ce n'est pas lui qui a refusé
de lui ouvrir. Il finit par lui déclarer son amour. La servante
de Lin Daiyu, pour voir si les sentiments de Jia Baoyu sont sincères,
prétend que celle-ci va quitter la famille Jia. Jia Baoyu
en devient fou de douleur. Sa mère et sa grandmère
viennent le rassurer.
Scène 8 : LE PLAN DE WANG XlFENG
Les femmes de la famille décident de marier
Jia Baoyu, et préfèrent Xue Baochai, qui est très
raisonnable, à Lin Daiyu, qui est de santé très
faible et d'un caractère très émotif. Comme
Jia Baoyu est amoureux de Lin Daiyu, la tante Wang Xifeng saggère
de lui cacher jusqu'au dernier moment l'identité de son épouse,
pour le mettre devant le fait accompli.
Scène 9 : LA SERVANTE STUPIDE REVELE LA VERITE
Dans le parc, Lin Daiyu découvre une servante
simple d'esprit en pleurs, apprend par son inadvertance que Jia
Baoyu va épouser Xue Baochai et croit que Jia Baoyu est au
courant.
Scène 10 : LIN DAIYU BRULE SES POEMES.
Atteinte de tuberculose, Lin Daiyu se laisse mourir
et brûle ses poomes. On vient chercher la servante de Lin
Daiyu pour la cérémonie du mariage afin que Jia Baoyu
croie jusqu'au dernier moment qu 'il épouse Lin Daiyu. Mais
la jeune fille refuse de quitter sa jeune maîtresse à
l'agonie.
Scène 11 : L'UNION DE L'OR ET DU JADE.
Suivant la coutume chinoise, le visage de la mariée
jusqu'à l'entrée dans la chambre nuptiale est caché
par un voile rouge. Jia Baoyu, qui pense que son épouse est
Lin Daiyu, est heureux et veut enlever le voile. Les femmes de la
famille retardent ce moment car elles craignent sa réaction.
Ouand il s'aperÇoit enfin de la supercherie, fou de douleur,
il veut s'enfuir voir Lin Daiyu; on lui apprend qu'elle est morte.
Scène 12 : HOMMAGE A LA MORTE ET DÉPART.
Jia Baoyu vient s'incliner devant la tablette funéraire
de Lin Daiyu et s'entuit de chez sa famille. La cloche d'un monastère
retentit et suggère que c'est là qu 'il va se réfugier.
LE THEATRE DU YUEJU DE SHANGHAI a été fondé
en mars 1955. Il est dirigé par YUAN XUEFEN, artiste qui a
réformé le Yueju. Ce théâtre a suivi la
directive du Parti Communiste "que cent écoles fleurissent,
que le nouveau sorte de l'ancien" et a fait porter ses efforts
sur le répertoire, la pratique théâtrale, les
recherches théoriques et la création de modèes
classiques. Il administre trois troupes et il a créé
un bureau de recherches, un atelier sur l'art scénique et un
bureau administratif politique. Depuis plusieurs dizaines d'années,
il s'efforce de créer de nouvelles pièces, de poursuivre
la tradition tout en la réformant et en la faisant progresser
pour répondre aux besoins culturels du peuple; il a obtenu
des résultats remarquables.
Source : "Chine"
Ed. Festival d'Automne à Paris, p 37-39
Paris, 1986, 111 p.
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