A Pierre

par Luigi Nono

"Le mur murant Paris rend Paris murmurant"
(Claude-Nicolas Ledoux)

Marches escaliers très raides très étroits à angle aigu circulaires pour arriver (1952) à l'espace de Pierre sur les toits dans le ciel bleu (pur hasard? je me souviens bien) de Paris - ("les 2 Structures pour pianos")

Labyrinthes technologiques silencieux ("ircamiens "?) pour arriver-monter à la lumière espaçante de Pierre sur la visionnarité réelle utopique de Paris (1984?) autre "mémoire" de luminosité visionnaire (pas exactement bleue) de photogrammes du film de Elen Klimov "Adieu à Matjora" -

Non seulement des mémoires, non seulement des échos lointains, "ne pas parler d'hier" (W. Benjamin). Aujourd'hui le continu innovant possible -

Savoir écouter aussi le silence -
non pas en une seule possibilité d'écoute -
Ecouter dans le silence les autres L'AUTRE

Les infinies respirations - sentiments - pensées - tragédies "murmurantes" de Pierre du manifeste des 121 de J.P. Sartre
des vagabonds inquiétants brahmsiens de Baden-Baden
de la visionnarité utopique pénétrante   lumineuse
    dans le futur
    dans l'aujourd'hui
     
profonde de mémoire de découverte   d'illumination
    d'hier
     
    Des yeux - espaces d'" affinité sentimentale " avec A. Artaud, animés par le soleil, et aussi, selon les sagesses astrophysiques, comme dans la cathédrale de Chartres.
     
   
Berlin, 10-5-87

 

Source : "Luigi Nono" (Livret-programme)
Ed. Festival d'Automne à Paris, Contrechamps,
Paris, 1987, pp.204-205

©Festival d'Automne à Paris, Contrechamps

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