Un seul mot

Lucio Fanti



Je connais Klaus depuis vingt ans, lui et moi sommes voisins et jouons souvent aux boules, ce n'est d'ailleurs pas intéressant de le voir jouer, il n'a aucune technique de base, moi non plus, mais lui il a "cette confiance". Elle se lit dans son geste suspendu qui est très joli et bizarrement efficace.

Pour la Traviata nous avons parlé peut-être cinq fois deux heures. Avec lui, les idées, les propositions partent toujours des mots. Nous nous sommes mis d'accord sur un mot: léger.

 

Source : "Klaus Michael Grüber... Il faut que le théâtre passe à travers les larmes"
Portrait proposé par Georges Banu et Mark Blezinger
Ed. du Regard - Académie Expérimentale des Théâtre
Festival d'automne à Paris, 1993, p.141

© Ed. du Regard - Académie Expérimentale des Théâtre - Festival d'automne à Paris

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