|
Les films présentés
Darejan Omirbaev
Kaïrat. 1993, n. & b., 1h12 Kaïrat, un garçon d'une vingtaine d'années, quitte son village de la steppe kazakh pour aller étudier à Alma-Ata. Renvoyé pour indiscipline, il devient conducteur d'autobus. Parmi les passagers, Kaïrat remarque une fille qui lui plaît. Il décide de faire sa connaissance... Premier long métrage d'Omirbaev, Kairat a été distingué, entre autres, par le Prix de la Critique au Festival de Strasbourg en 1993.
Un garçon de douze ans part pour Alma- Ata afin de soigner sa maladie de coeur. Mais dans la capitale du Kazakhstan, où tout le monde parle russe, il est, lui, l'enfant des steppes qui ne parle que sa langue maternelle, le kazakh, "étranger en son propre pays". Les autres enfants l'excluent peu à peu... Prix Spécial du Jury au Festival des Trois Continents, Nantes, 1995.
Tueur à gages (Killer). 1997, coul.,., 1h20 Le troisième film du cinéaste kazakh est une fable lucide, inquiète et angoissée sur l'état de la société de son pays. Son héros est à l'image de cette société qui, depuis l'effondrement de l'URSS, vit à la dérive, et dont l'avenir semble désespéré. A travers une narration concise et neutre, et à la façon des films noirs américains des années 3O, son auteur nous laisse entendre que la société dans laquelle il vit court à sa perte.
Amanzhol Aïtouarov
Le Toucher. 1989, 1h17 Tourné dans la steppe, déambulatoire et nomade, cette histoire d'amour impossible entre un cavalier et une femme perdue pourrait être vu comme un eastern, c'est-à-dire un western venu de l'Est avec le sens de l'espace et de la respiration que cela suppose.
Ardak Amirkoulov la Chute d'Otrar. 1990, 2h30 Évocation historique de l'invasion des troupes de Gengis Khan, La Chute d'Otrar appartient au genre épico-historique sans pour autant céder à ses clichés. Mélangeant la couleur et le noir et le blanc, le film d'Amirkoulov se distingue par un sens plastique et dynamique remarquable.
Serik Aprymov Terminus. 1989, 1h16En plans fixes ou caméra à la main, Aprymov filme les conversations et la vie d'un village dans lequel un jeune homme revient après son service militaire. Un des films majeurs de la Nouvelle Vague kazakh réalisé dans un style proche du documentaire.
Amir Karakulov
Une femme entre deux frères (Razloutchnitsa). 1991, 1h21 Un jeune homme tombe amoureux de la femme de son frère. L'histoire finira tragiquement. Revisitation d'un schéma classique hors de tout psychologisme dans un style abstrait et fascinant proche du cinéma asiatique contemporain. Le premier long métrage d'un cinéaste qui impose d'emblée son tempérament.
Le Sonneur de cloches. 1993, 1h10 Timur et Ellya. Elle meurt en couches. Il devient fou. Karakoulov explore le cinéma mental par une approche totalement physique qui rappelle parfois Tarkovski.
Dernières vacances. 1995, 1h05 Les déambulations d'un groupe d'adolescents dés_uvrés dans une ville qui a perdu ses repères. Le film le plus accompli d'Amir Karakulov.
Abai Karpykov
Un petit poisson amoureux. 1989, 1h15 Comédie sur les mésaventures amoureuses d'un jeune villageois monté à la ville avec la femme d'un ministre qui se distingue par un style farfelu tout en ruptures de tons. Le film Nouvelle Vague par excellence.
Satybaldy Narymbetov
Dans les années suivant la fin de la Seconde Guerre mondiale, Esken, un jeune garçon, curieux de tout, découvre le monde dans son petit village minier du sud du Kazakhstan. Chronique d'un village ordinaire, avec son épicier, sa putain au grand coeur, les mots d'ordre du parti diffusés par le circuit intérieur de la radio, les bals du dimanche soir. Et la bande d'Esken, à l'affût des exactions de tous ces adultes sérieux. Au rythme de l'accordéon d'Esken, la bande se retrouve ou se sépare, sur fond de rires et d'irréductible cruauté.
Ermek Shinarbaev
Ma vie sur le bicorne (Azghyin usatyktyn azaby). 1993,
1h22 Un jeune homme séduisant souffre du mal romantique, se réfugie dans les fumées des paradis artificiels et manque de se suicider. Rêverie sur la jeunesse, méditation philosophique, un film claustrophobe éclairé par la beauté de son interprète principal et les poèmes d'Amir Karakulov qui aurait dû réaliser le film.
Talgat Temenov
Un louveteau parmi les hommes. 1988, coul., 1h14 Samat vit avec sa grand-mère dans un village kazakh. Un jour, il rapporte un louveteau trouvé dans la montagne. Devant l'opposition de la grand-mère, le garçon est contraint de cacher son petit ami, à elle ainsi qu'à Assembek, chasseur qui recherche un louveteau à empailler... Le Grand Prix 1992 de Ciné Junior 94 a récompensé cette oeuvre forte et sensible, premier long métrage de son auteur. |