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Robert Wilson Les Nègres de Jean Genet
3 octobre au 21 novembre
© Photo: Photographie de répétitions – Robert Wilson © Lucie Jansch
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© Hugo Glendinning

Matthew Barney et Jonathan Bepler

River of Fundament

Cité de la musique
24 et 25/10

Norman Mailer avait lui-même donné à Matthew Barney son roman Ancient Evenings (1983), espérant que ce matériau deviendrait source d’inspiration. Son geste fut le point de départ de River of Fundament, un film qui mêle cinéma, opéra et performance, librement inspiré de la relecture provocante que Mailer proposait du Livre des morts de l’Égypte antique. La scène centrale de River of Fundament est une étrange veillée funèbre pour Norman Mailer autour de laquelle viennent se greffer d’autres moments tirés des performances filmées que Matthew Barney avait orchestrées à Los Angeles, Détroit et à New York, évoquant la vie, la mort et la réincarnation, en une saisissante surimpression des mythes égyptiens et de l’Amérique contemporaine.

Lire le reportage d’Éric Dahan paru dans Libération
© Marc Domage

Fanny de Chaillé

Le Groupe
d’après La Lettre de Lord Chandos de Hugo von Hofmannsthal

Centre Pompidou
29/10 au 2/11

En 1902, Hugo von Hofmannsthal rédige La Lettre de Lord Chandos, un texte sidérant et désespéré qui, parce qu’y perce la solitude extrême du poète, restera dans les mémoires comme « la crise Hofmannsthal ». Oraison funèbre sur la perte de sens des mots, l’inanité du langage, l’impossibilité de la parole, cette confession intime sonne à quelques égards comme une lettre de démission. Ces réflexions de Hofmannsthal, Fanny de Chaillé les a lues et aimées très jeune, avant d’en créer une pièce de théâtre :
« C’est un des grands textes […] qui met en abîme ce qu’est la littérature, la fonction, la valeur du langage et la place des mots dans la société. Je fais des spectacles parce qu’il me semble que le théâtre reste un des endroits où l’on parvient à se parler, s’écouter et s’entendre. Donc oui, cette lettre résume tout ce que j’essaie de défendre dans mon travail. »

Lire l’entretien avec Fanny de Chaillé dans le programme de salle du spectacle
© Costin Radu

William Forsythe / Semperoper Ballett de Dresde

Steptext // Neue Suite // In the Middle, Somewhat Elevated

Théâtre de la Ville
28 au 30/10

Nombreuses sont les pièces de William Forsythe reprises au répertoire de prestigieux ballets. Après l’ouverture du Portrait William Forsythe avec Limb’s Theorem, interprété par le Ballet de l’Opéra de Lyon, le Festival d’Automne à Paris vous invite à découvrir un programme en trois parties, présenté par le Semperoper Ballett de Dresde. La déconstruction du vocabulaire classique dont témoignent l’énergie et la fluidité de Steptext, sur les musiques de Bach, et In the Middle, Somewhat Elevated, sur la musique de Thom Willems, est poursuivie dans Neue Suite. Spécialement conçue par William Forsythe pour le Semperoper Ballett et jamais présentée à Paris, cette dernière pièce rassemble des pas de deux qui ont marqué son œuvre, sur des musiques de Haendel, Bach et Berio, auxquels s’ajoutent un extrait de Slingerland et de New Sleep.

Découvrir le Portrait William Forsythe par Marie-Christine Vernay dans Libération
© Herman Sorgeloos
Jérôme Bel Jérôme Bel

Musée du Louvre
24/10
La Ménagerie de Verre
18 au 22/11

En 1995, Jérôme Bel, la seconde création du chorégraphe français, se met à la recherche des bases de la danse. « Elle répondait à une simple question que je me posais à moi-même : quels éléments constituent un spectacle de danse ? J'ai mis en scène la réponse la plus radicale possible selon moi, un corps nu […], un corps qui chante pour produire la musique et un autre qui porte une ampoule afin d'éclairer la scène, condition nécessaire à tout spectacle » explique Jérôme Bel. Le spectacle bouleverse le monde de la danse contemporaine et devient l'emblème des nouvelles tendances esthétiques des années 1990. Après sa présentation à La Commune centre national d'Aubervilliers, le spectacle est repris à l’Auditorium du Musée du Louvre.
Cédric Andrieux de Jérôme Bel sera également présenté au Festival d’Automne à Paris à la Maison de la musique de Nanterre le 8 et 9 novembre.

Découvrir un entretien avec Jérôme Bel dans le magazine du Monde
© Didier Grappe
Maguy Marin BiT

Les Abbesses
30/10 au 15/11
Le Forum / scène conventionnée de Blanc-Mesnil
18/11

Chez Maguy Marin, la danse n’est jamais un état donné, mais le résultat d’un arrachement, d’une lutte avec et contre l’informe. Elle compose une danse ouverte au théâtre, à la musique, où la langue travaille la chair, la malaxe ou la propulse au gré de ses scansions et de ses images. Après le Portrait que le Festival d’Automne à Paris lui a dédié en 2012, la chorégraphe revient au Festival en s’interrogeant sur la question du rythme : « Le rythme est quelque chose de difficilement définissable, mais dont on peut avoir malgré tout une perception. Au fond, cela se réduit à une donnée toute simple : celui-ci n’est pas celui-là, ce corps ne produit pas les mêmes vibrations que cet autre. » Avec BiT, Maguy Marin crée un vaste mouvement de vitesses, de lenteurs, de saccades, d’intensités entrecroisées posant l’empreinte d’une possible co-existence.

Découvrir le site internet de la compagnie
© Adrien Chevrot
Eszter Salamon Eszter Salamon 1949

Jeu de Paume
14/10 au 9/11

Eszter Salamon multiplie les perspectives sur la construction fragile et perméable de l’identité. Avec Eszter Salamon 1949, elle propose une déclinaison élargie d’une série d’entretiens menée avec une de ses homonymes hongroises, investissant l’espace et le temps spécifique du lieu d’exposition. « J’aimerais beaucoup qu’une rencontre advienne – mais peut-être que c’est une "rencontre du troisième type"... Pas celle du théâtre, pas non plus celle qu’on a l’habitude de voir dans les musées actuellement […]. Ce que j’ai en tête serait un autre type – ouvert, immédiat et adressé... ».

À l'occasion du rendez-vous des mardis jeunes, le Jeu de Paume propose le mardi 28 octobre entre 18h et 19h un parcours dans l'exposition en compagnie de l'artiste, suivi d’une rencontre dans l’espace éducatif.

Plus d'informations sur la rencontre avec Eszter Salamon
© David Maljković, In Low Resolution
© Aurélien Mole
David Maljković In Low Resolution

Palais de Tokyo
20/10 au 11/01

À mi-chemin entre la rétrospective et l’installation, l’exposition In Low Resolution, regroupe des œuvres préexistantes et des nouvelles productions de David Maljković. L’artiste croate entreprend depuis plusieurs années un travail critique sur le Modernisme, avec un intérêt particulier pour les symboles architecturaux et les formes sculpturales créés dans la Yougoslavie socialiste. Dans l’espace d’exposition du Palais de Tokyo, il interroge ces formes dans leur relation au présent mais aussi dans leur potentialité, réelle ou fictionnelle, de développement dans un futur proche ou lointain. Dans ses œuvres, Maljković souligne l’érosion de la mémoire et la corruption de l’information, confrontant le visiteur à l’usure du sens et à la déstabilisation de ses propres sens.

Plus d'informations sur l'exposition
© Philippe Delacroix
Vincent Macaigne Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer
d’après L’Idiot de Fiodor Dostoïevski

Nanterre-Amandiers
4 au 14/11

« La reprise (et recréation) de L’Idiot, de Dostoïevski (2009), monte la tension d’un cran. Vincent Macaigne y insuffle simultanément un sens de la fête, de l’ivresse, du plaisir et… de la chute, de la mort, du désespoir mêlés. Bien et mal, innocence et péché, néant et rédemption y caracolent sur un rythme endiablé et lent, long et trop court. » Fabienne Pascaud (Télérama)
Six ans après sa première mise en scène du roman de Fiodor Dostoïevski, Vincent Macaigne en livre aujourd’hui une seconde version. Après le succès de la première parisienne au Théâtre de la Ville, Vincent Macaigne présente son spectacle à Nanterre-Amandiers.

Lire l'entretien avec Vincent Macaigne dans L'Express
© Atelier « Jeux de sons » © DR
Atelier « Jeux de sons » Les projets d'éducation artistique et culturelle du Festival d'Automne à Paris


« Comment savoir écouter les pierres rouges et blanches de Venise au lever du soleil, comment savoir écouter l’arc infini des couleurs, sur la lagune au coucher du soleil – » Luigi Nono

À l’occasion du Portrait Luigi Nono, le Festival d’Automne à Paris a mis en place une série d’ateliers intitulée « Jeux de sons » autour du son, de l’espace et du silence, avec des élèves d’écoles élémentaires. Avant d’assister au concert Luigi Nono à l’Eglise Saint-Eustache le 9 octobre, les élèves de l’École Sorbier (Paris 20e) rencontrent la musicologue Charlotte Ginot-Slacik et l’altiste Elsa Balas et expérimentent l’écoute et le silence à travers différents exemples d’œuvres de musiciens de notre temps.

Regarder le reportage sur l'atelier « Jeux de sons »
L'ÉDITION 2014
PROCHAINEMENT
  • Matthew Barney et Jonathan Bepler

    River of Fundament
  • Jérôme Bel

    Jérôme Bel
  • William Forsythe

    Steptext // Neue Suite // In the Middle, Somewhat Elevated
    Semperoper Ballett de Dresde
  • Fanny de Chaillé

    Le Groupe
  • Maguy Marin

    BiT
  • Vincent Macaigne

    Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer
  • Romeo Castellucci

    Go down, Moses
  • Alessandro Sciarroni

    FOLK-S_will you still love me tomorrow?
  • Claudia Triozzi

    Boomerang ou le retour à soi
  • Sylvain Creuzevault

    Le Capital et son Singe
  • Grand Magasin

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