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David Maljković In Low Resolution
20 octobre au 11 janvier
© Photo: Aurélien Mole
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© Ursula Kaufmann

Boris Charmatz

manger

Théâtre de la Ville
29/11 au 3/12

Dans manger, Boris Charmatz, chorégraphe et directeur du Musée de la danse à Rennes, balise un champ général de l’oralité : pâte mâchée, avalée, la matière physique se fait mixture proliférante. Ça mange, ça chante, ça se goûte, s’entremêle, ça rayonne de bouche en bouche jusqu’à envahir tout l’espace. Dans ce mouvement continu d’ingestion surgissent des mélodies mastiquées, des tableaux de chair, des sculptures de voix, de nourriture et de peaux, esquissant un horizon collectif et sensuel. À la frontière de l’installation mouvante et de l’objet sonore indéterminé, manger est un « réel avalé », une utopie déglutie : une lente digestion du monde. « Dans manger, Charmatz détourne notre regard sur quelque chose d'intime dont nous croyons connaître les règles. Cela nous captive mais nous frappe à l'estomac. », écrit le quotidien autrichien Die Presse.

Regarder une interview avec l'artiste lors de la création à la Ruhrtriennale
© Christophe Raynaud de Lage

Romeo Castellucci

Schwanengesang D744

Théâtre des Bouffes du Nord
28 au 30/11

« Avec Schubert, tu penses entendre le lied devant toi, alors qu’il est probablement en toi. Tu ne peux pas le juger comme un objet esthétique avec des références culturelles, des considérations sur l’époque. Il atteint quelque chose de viscéral. », témoigne Romeo Castellucci. Avec Schwanengesang D744 (Le Chant du cygne), le metteur en scène italien présente la deuxième œuvre du Portrait que le Festival d’Automne à Paris lui consacre.
Un récital Schubert (Kerstin Avemo, soprano), une mise en jeu théâtrale (Valérie Dréville, actrice), une fulgurance sonore disparue sitôt qu’apparue (Scott Gibbons, compositeur), tels sont les trois actes du spectacle de Romeo Castellucci. Ils se succèdent en une progression géométrique inversée, qui est aussi une régression dans le temps, vers un tourment originaire qui aurait continué d’alimenter les paysages mélodiques schubertiens.

Regarder un extrait vidéo du spectacle
© Jean-Louis Fernandez

Jeanne Candel

Le Goût du faux et autres chansons

Théâtre de la Cité internationale
24/11 au 13/12

Actuellement en résidence au Théâtre de la Cité internationale, Jeanne Candel y présente sa nouvelle création, Le Goût du faux et autres chansons, inventée sur la base d’improvisations avec douze acteurs-musiciens. Ici, le mythe, le superbe, le trivial se fragmentent en une myriade de saynètes en créant les composantes d’un cadavre exquis farfelu et illimité, qui tente de reposer, par associations d’images et ricochets d’idées, l’insoluble question de l’origine du monde. « Je suis obsédée par une question très naïve mais dont j’assume la naïveté : d’où vient-on ? C’est une question simple mais la réponse ne l’est pas. Je savais qu’elle ouvrirait des vertiges, des abîmes. », explique la jeune metteure en scène.

Regarder la bande-annonce du spectacle
© Mani Lotfizadeh
Amir Reza Koohestani Timeloss

Théâtre de la Bastille
24 au 30/11

Pour Amir Reza Koohestani, tout part de Dance on Glasses. Cette pièce, créée en 2001, qui mettait face à face deux jeunes gens en pleine rupture amoureuse, marque à la fois un point de départ et une référence à laquelle on ne cesse de les ramener. Sur le plateau, deux interprètes, chargés de doubler une captation de Dance on Glasses en vue d’une sortie en DVD. Ces doublures vieillissantes – prêtant leurs voix pour réanimer celles qui se sont tues – répètent, se chamaillent, évoquent leurs souvenirs. Peu à peu, le passé s’immisce dans les failles de leur dialogue, leur propre histoire se mêle à celle qu’ils reconstituent. « J’accorde bien plus de valeur à la voix qu’à l’image. […] Dans Timeloss, les voix nous permettent de revenir sur notre passé dont il ne reste aucune trace. La voix seule nous permet d’accéder à des zones si lointaines de l’existence humaine... », explique Koohestani.

Découvrir le site internet du metteur en scène
© Alfredo Anceschi
Alessandro Sciarroni UNTITLED_I will be there when you die

Le CENTQUATRE-PARIS
26 au 30/11

Après FOLK-S, le chorégraphe italien Alessandro Sciarroni présente sa deuxième création mélangeant le rituel, la transe et la danse contemporaine au Festival d’Automne à Paris. « Pour UNTITLED _I will be there when you die, il […] met en scène quatre jongleurs aux prises avec leur virtuosité sans faille et leur peur panique de la chute de l’objet. Pour finalement tomber sous le charme puissant de cette technique, dont la grande solitude l’a beaucoup frappé », écrit Rosita Boisseau dans Le Monde. Ici, plus de numéro de cirque, mais une suspension métaphysique où des corps luttent avec la gravité, l’épuisement, la concentration – dans un exercice d’équilibriste avec le temps. Après son passage au Centre national de la danse et au Monfort, le spectacle arrive au CENTQUATRE.

Lire l'article sur le spectacle dans Le Monde
© Photographie de répétitions © Vincent Pontet
Luciano Berio / Pierre-Yves Macé / Karlheinz Stockhausen 34 Duetti (extraits), Ambidextre, Kontakte

Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis
26/11
Studio-Théâtre de Vitry
6/12

Placé sous le signe du jeu et du son, ce programme met en regard deux œuvres du répertoire du XXe siècle, les trente-quatre duos de violons (1979-1983) de Luciano Berio et l’œuvre de jeunesse Kontakte (1958-1960) de Karlheinz Stockhausen, et la création d’Ambidextre de Pierre-Yves Macé, composée pour les trente-deux élèves d’une classe à horaires aménagés pour la musique du Collège Jean-Philippe Rameau de Versailles. Pour Christophe Junivart, le chef de chœur, qui enseigne la musique et le chant choral au collège Rameau depuis près de vingt ans, il s’agit avec cette œuvre de « faire découvrir aux enfants d’autres univers – sonores, musicaux, culturels… ».

Regarder un reportage sur les premières répétitions d'Ambidextre
© Jean Mascolo
Marguerite Duras Cinéaste

Centre Pompidou
28/11 au 20/12

L’inventivité, la beauté et la force, le style radicalement novateur des textes de Marguerite Duras ont été immédiatement reconnus. Ses films, eux, ont longtemps été sous-estimés. L’écrivaine a pourtant fait œuvre de cinéaste, réalisant entre 1966 et 1984 dix-neuf films qui reprennent le cinéma à zéro pour expérimenter d’autres possibles. Avec chaque film, dont le titre promet déjà un autre monde, India Song, Baxter Véra Baxter, L’Homme atlantique, Duras réinvente une relation entre le récit, l’image, le son et leur spectateur. Cette quête d’une poétique et d’une forme toujours recommencée, comme si toute œuvre devait exister selon des modalités qui lui sont propres, ont mené Duras loin, très loin sur le terrain de l’expérimentation. Ainsi, le cycle Cinéaste complète le programme de cinéma du Festival d’Automne à Paris.

Regarder la bande-annonce du cycle
© Michel Cavalca
William Forsythe / Ballet de l'Opéra de Lyon Répertoire

Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale
28 et 29/11
L’Onde – Théâtre Centre d’Art de Vélizy-Villacoublay
11 et 12/12
L'apostrophe / Théâtre des Louvrais-Pontoise
15 et 16/01

Pour ce programme, le Ballet de l’Opéra de Lyon présente plusieurs facettes de William Forsythe, dont l’œuvre tient une place essentielle dans son répertoire – tout en élargissant le spectre chorégraphique vers le néo-classique avec Benjamin Millepied et vers le contemporain avec Grosse fugue de Maguy Marin. Au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, le Festival d’Automne à Paris présente Workwithinwork et One Flat Thing, reproduced de Forsythe ainsi que Sarabande de Millepied.

Lire l'article sur le Portrait William Forsythe paru dans Télérama
© Jamie North/Kaldor Public Art Projects
Si vous étiez abonné au Festival d'Automne à Paris en décembre...


...vous pourriez, en plus de bénéficier des meilleures places aux meilleurs tarifs, profiter de nombreux autres avantages proposés tout au long de l’année par les musées et théâtres partenaires du Festival. Au mois de décembre, des offres spéciales au Musée Picasso, au Centre Culturel Suisse, au Théâtre de Vanves ainsi qu'au Nouveau théâtre de Montreuil, centre dramatique national vous attendent.

Vous pouvez vous abonner en ligne ou par téléphone au 01 53 45 17 17 jusqu’au 12 décembre. Pour vous abonner, il suffit de choisir un minimum de quatre spectacles (trois si vous avez moins de 28 ans) dans la programmation du Festival d’Automne à Paris.

Découvrir les avantages des abonnés en décembre
L'ÉDITION 2014
PROCHAINEMENT
  • Boris Charmatz

    manger
  • Angélica Liddell

    You are my destiny (Lo stupro di Lucrezia)
  • William Forsythe

    Limb’s Theorem
    Ballet de l’Opéra de Lyon
  • William Forsythe

    Study # 3
    The Forsythe Company
  • Luciano Berio // Pierre-Yves Macé // Karlheinz Stockhausen

    extraits des 34 Duetti, Ambidextre, Kontakte
  • Alessandro Sciarroni

    FOLK-S_will you still love me tomorrow?
  • Alessandro Sciarroni

    JOSEPH_kids
  • Xavier Le Roy

    Sans titre (2014)
  • Romeo Castellucci

    Le Sacre du Printemps
  • La Ribot, Juan Domínguez, Juan Loriente

    El Triunfo de La Libertad
  • William Forsythe

    Répertoire
    Ballet de l'Opéra de Lyon
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  • Par téléphone 01 53 45 17 17
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    Festival d’Automne à Paris
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