Aller au contenu
Robert Wilson Les Nègres de Jean Genet
3 octobre au 21 novembre
© Photo: Photographie de répétitions – Robert Wilson © Lucie Jansch
Chargement du calendrier
© Jean-Louis Fernandez

Jeanne Candel

Le Goût du faux et autres chansons

Théâtre de la Cité internationale
24/11 au 13/12

Le Goût du faux et autres chansons, la nouvelle mise en scène de Jeanne Candel, inventée sur la base d’improvisations avec douze acteurs-musiciens, ne s’annonce pas moins vertigineuse que Le Crocodile trompeur / Didon et Énée qui s’imposait en 2013 comme un des ovnis les plus puissants de la jeune scène théâtrale. D’une part parce que, de façon énigmatique, le spectacle est scindé en deux pièces distinctes, complémentaires et construites en miroir. D’autre part parce que le mythe, le superbe, le trivial s’y fragmentent en une myriade de saynètes en créant les composantes d’un cadavre exquis farfelu et illimité, qui tente de reposer, par associations d’images et ricochets d’idées, l’insoluble question de l’origine du monde.

Découvrir le programme de salle du spectacle
© Photographie des répétitions © Vincent Pontet

Luciano Berio / Pierre-Yves Macé / Karlheinz Stockhausen

34 Duetti (extraits), Ambidextre, Kontakte

Opéra national de Paris Bastille
22/11
Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis
26/11
Studio-Théâtre de Vitry
6/12

Placé sous le signe du jeu et du son, ce programme met en regard deux œuvres du répertoire du XXe siècle, des extraits des 34 Duetti de Luciano Berio et Kontakte de Karlheinz Stockhausen, et la création d’Ambidextre de Pierre-Yves Macé, commande du Festival d’Automne à Paris, composée pour un chœur d’enfants (trente-deux élèves d’une classe à horaires aménagés pour la musique du Collège Jean-Philippe Rameau de Versailles). Montage d’éléments épars (ritournelles, bribes de récit, documents), Ambidextre est un « western sonore », inspiré par le célèbre hors-la-loi Billy The Kid, qui questionne l’histoire plutôt qu’il ne la raconte, abordant en creux des thèmes comme l’émancipation et la sortie de l’enfance. Dans la lignée des duos de violons de Béla Bartók, chaque duo des 34 Duetti de Berio est à la fois un exercice ludique et pédagogique, et aussi un signe d’amitié du compositeur à ses amis ou à d’autres compositeurs. Kontakte (1958-1960) est une œuvre de jeunesse de Stockhausen dans laquelle il synthétise ses recherches dans le domaine des instruments traditionnels comme dans celui de l’électroacoustique.

Découvrir la vidéo de Kontakte, interprété par L'Instant Donné et Motus live
© Allio & Weber

Éléonore Weber / Patricia Allio

Natural Beauty Museum

Centre Pompidou
19 au 22/11

Avec Natural Beauty Museum, Patricia Allio et Éléonore Weber formulent une contre-utopie scénique, s’attachant à la norme du beau et à notre besoin de sublime dans un dispositif scénique évoquant un espace muséal. À l’intérieur de ce « musée de la beauté naturelle » – où l’art aurait disparu au profit du paysage –, les acteurs/visiteurs arpentent des salles qui semblent étrangement vides et paisibles. Au cours de la visite, des invités apparaissent, des dispositifs interactifs s’enclenchent – outils d’intensification des émotions, panoramas tactiles, générateur de description de paysages… Ainsi, le spectacle revisite notre relation à l’émotion esthétique la plus commune et la plus partageable et s’attache à un nouveau symptôme que les deux auteures et metteures en scène ont appelé le « syndrome du paysage », et dont nous sommes tous atteints.
La représentation du 20 novembre sera suivie d'une rencontre avec les artistes.

Regarder la bande-annonce du spectacle
© Nicky Newman

Brett Bailey / Third World Bunfight

Macbeth

Nouveau théâtre de Montreuil, centre dramatique national
18 au 22/11
La Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée hors les murs / Espace Lino Ventura à Torcy
25 et 26/11

Dans la version contemporaine de Macbeth que Brett Bailey monte avec sa compagnie Third World Bunfight, un groupe de réfugiés se retrouve dans la ville de Goma et découvre une malle contenant des costumes et des accessoires laissés par une troupe venue au Congo à l’ère coloniale pour représenter l’opéra de Verdi. Ils décident de monter cette œuvre qui fait écho à leur propre situation, dans un pays déchiré par la guerre civile, la terreur imposée par les milices, la soif du pouvoir et le mépris de la vie humaine, en révélant toute l’actualité critique de l’histoire de Macbeth.

Lire la critique du spectacle parue dans Le Monde
© Katerina Jebb
Olivier Saillard / Tilda Swinton Cloakroom – Vestiaire obligatoire

Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
22 au 29/11

Les vestiaires sont des espaces où s’accumulent manteaux et vestes aux entrées des théâtres, des musées ou d’autres établissements qui veulent bien cultiver encore cette délicate attention qui tient de l’art désuet de recevoir. Quand ils ne sont pas remplacés par de livides caissons à clefs ou à pièces, ce sont des personnes bienveillantes qui prennent soin de nos pardessus en attente. Olivier Saillard et Tilda Swinton ont décidé de devenir ces personnes en accueillant chaque visiteur appelé à déposer au vestiaire le vêtement de son choix. Une fois réceptionnés, les manteaux et les vestes de toutes les tailles, les écharpes ou les sacs accumulés défilent sur les épaules de l’actrice. Miroirs de ceux qui les ont déposés, ils deviennent les excroissances de la comédienne par le truchement d’artifices insolites.

Découvrir le programme de salle du spectacle
© Alfredo Anceschi
Alessandro Sciarroni UNTITLED_I will be there when you die

Le Monfort
18 au 22/11
Le CENTQUATRE-PARIS
26 au 30/11

Pour le quotidien La Repubblica, « Alessandro Sciarroni est un chorégraphe dont la carte d’identité est celle d’un comédien. Ses recherches en danse, il les fait avec l’âme d’un plasticien, il étudie la solitude mais adore l’échange émotionnel qui relie artistes et spectateurs. » Après son passage au Centre national de la danse, Alessandro Sciarroni présente son spectacle UNTITLED au Monfort, questionnant le rapport individuel et collectif à la règle à partir du jonglage. Ici, plus de numéro de cirque, mais une suspension métaphysique où des corps luttent avec la gravité, l’épuisement, la concentration – dans un exercice d’équilibriste avec le temps.

Lire la critique du spectacle parue dans La Croix
© Marie Jeanson
Marco Berrettini iFeel2

Théâtre de la Cité internationale
20 au 25/11

Dans un jardin artificiel, sorte d’Eden psychédélique et bleuté où résonnent des accords de guitares électro-hypnotiques, un homme et une femme, torses nus et jeans moulants, entament un duo fusionnel à distance. Figures intenses et abstraites, à la fois rock et primitives, Marco Berrettini et Marie-Caroline Hominal incarnent-ils une certaine idée du Désir ? Une vision fantasmatique de l’Infini ? Un aperçu angoissant de l’Altérité ? Leur élégante transe, en tout cas, est déclinée selon une structure minimaliste et répétitive faite de résidus de danses sociales, effectuées en miroir. Avec iFeel2, Marco Berrettini, « ce surprenant chorégraphe, continue à ouvrir une voie parallèle », écrit Rosita Boisseau dans Télérama.

Regarder un extrait vidéo du spectacle
© Joe Namy
Rabih Mroué Riding on a cloud

Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – centre dramatique national
21/11

« Rabih Mroué invite son frère Yasser à livrer sur scène le témoignage frappant d’un épisode dramatique de sa vie et à reconstituer son histoire familiale liée à la guerre civile au Liban dans une performance aussi courte que dense, intime, sincère et antithéâtrale. » Christophe Candoni (Toute la Culture)
Les rapports entre image, expression et représentation sont au cœur de Riding on a cloud, performance théâtrale qui scrute le passage d’une photographie à une autre pour tenter de construire une histoire, aussi personnelle que collective. Après son passage au Théâtre de la Cité internationale et au Théâtre de la Bastille, le metteur en scène libanais est accueilli au Théâtre de Sartrouville et des Yvelines.

Lire la critique du spectacle parue dans le quotidien libanais L'Orient-Le Jour
Amir Reza Koohestani Timeloss

Théâtre de la Bastille
24 au 30/11

Pour Amir Reza Koohestani, auteur et metteur en scène iranien, tout part de Dance on Glasses. Cette pièce, créée en 2001, qui mettait face à face deux jeunes gens en pleine rupture amoureuse, marque à la fois un point de départ et une référence à laquelle on ne cesse de le ramener. Le créateur peut-il se retourner sur son œuvre sans dévoiler ce qui faisait son mystère ? Timeloss nous plonge dans les arcanes de ce « temps perdu », impossible à retrouver autrement que par bribes – dans les non-dits, les errances de la mémoire. Ainsi, Koohestani cisèle un théâtre où fable et documentaire se mêlent pour cadrer des rapports, mesurer des distances entre individus. Ses récits reposent sur des jeux de miroir où questions intimes, détails du quotidien et réflexion sur la représentation laissent filtrer la rumeur du monde.

Regarder la bande-annonce du spectacle
© Ursula Kaufmann
Boris Charmatz manger

Théâtre de la Ville
29/11 au 3/12

Chorégraphe et directeur du Musée de la danse à Rennes – institution hybride qui digère les formats et décadre les corps –, Boris Charmatz se sert de la scène comme brouillon où jeter concepts et concentrés organiques, afin d’observer les réactions chimiques, les intensités et les tensions naissant de leur rencontre. Avec manger, c’est le centre de gravité du mouvement qui se trouve déplacé : comment mouvoir le corps non à partir des yeux, des membres, mais de la bouche ? Faire de cette béance un cadre perceptif à part entière ? Carrefour où se mélangent nourriture, voix, souffle, mots, salive, la bouche est un lieu de circulation où l’intérieur et l’extérieur, le moi et l’altérité se rencontrent, se goûtent, se jaugent, s’échangent, s’ingèrent. « Manger est une manière de digérer le réel – comme la danse au fond, qui n'est qu'une manière de digérer des gestes, des attitudes. », décrit Charmatz.

Lire l'entretien avec Boris Charmatz dans le journal La Terrasse
L'ÉDITION 2014
PROCHAINEMENT
  • Olivier Saillard / Tilda Swinton

    Cloakroom – Vestiaire obligatoire
  • Luciano Berio // Pierre-Yves Macé // Karlheinz Stockhausen

    extraits des 34 Duetti, Ambidextre, Kontakte
  • Jeanne Candel

    Le Goût du faux et autres chansons
  • Amir Reza Koohestani

    Timeloss
  • Brett Bailey / Third World Bunfight

    Macbeth
  • Alessandro Sciarroni

    UNTITLED_I will be there when you die
  • Marguerite Duras

    Cinéaste
  • Romeo Castellucci

    Schwanengesang D744
  • William Forsythe

    Répertoire
    Ballet de l'Opéra de Lyon
  • Boris Charmatz

    manger
  • Angélica Liddell

    You are my destiny (Lo stupro di Lucrezia)
  • William Forsythe

    Limb’s Theorem
    Ballet de l’Opéra de Lyon
ABONNEMENT & RÉSERVATION
  • En ligne Billetterie
  • Par téléphone 01 53 45 17 17
  • Sur place / par correspondance

    Festival d’Automne à Paris
    156 rue de Rivoli
    75001 Paris

SOUTIENS & PARTENAIRES