Richard Maxwell Showcase

[Théâtre] Dans la lumière anonyme d’une chambre d’hôtel où quelques spectateurs – une quinzaine tout au plus – ont été invités à se glisser, un homme nu, monologue, assis sur son lit.
Pensées imprécises et nostalgiques, fragments de journées et de vie d’homme d’affaires décousus où le dernier repas chinois succède à l’aversion pour les chauffeurs de taxis, où l’hésitation à mater un porno le dispute aux peines de cœur ou à l’envie de fumer. Le récit d’une solitude qui tente d’assembler dans la nuit un puzzle d’existences, avec beaucoup moins de facilités qu’il ne lui en faut pour régler et conclure les affaires diurnes de sa profession.
Comme toujours chez Richard Maxwell, l’existentiel affleure à la surface du quotidien, éclaire la banalité d’une insomnie d’une lumière étonnamment tragique.
Loin de l’assurance arrogante et belliqueuse du marché, le comédien James Fletcher invite le spectateur à une expérience troublante où intimité et voyeurisme se côtoient.