Richard Maxwell The Good Samaritans

[Théâtre] Aux grands propos, Richard Maxwell préfère l’ordinaire de la vie telle qu’elle ne va pas. Sous les sunlights, des néons immobiles, dans l’indifférence maussade d’un réfectoire d’asile pour S.D.F, une cuisine pour tout horizon, un balai et un seau pour accessoires, un homme et une femme tentent de s’aimer.
Lorsqu’elle n’est pas sur un plateau, Rosemary Allen, responsable du centre d’hébergement, est infirmière. Dans Good Samaritans, elle se prénomme également Rosemary. Kevin Hurley, ici prénommé Kevin, ivre mort lors de sa première apparition, citoyen en cure de réinsertion sociale, est acteur professionnel. Mais cela n’est pas si important.
Ce qui compte vraiment dans Good Samaritans chemine maladroitement entre ces deux-là, dans leur façon de se dire monotonement les choses, parfois sans détour, parfois sans se les dire.
Par moments, ils chantonnent de mauvaises petites chansons et par miracle, il leur arrive d’être à l’unisson de leurs fausses notes.
« Ils ont beau faire tout ce qu’il faut, nous voyons bien qu’ils n’ont aucune chance. »