Vera Mantero Jusqu’à ce que Dieu…

[Danse] De son passage à New York, Vera Mantero, née à Lisbonne en 1966 et formée à la technique classique au sein du Ballet Gulbenkian, a retiré une approche de la danse qui fusionne désormais théâtre, composition, voix et poétique du corps, une conception d’artiste performer, rompu à toutes les disciplines, qui conteste toute spécialisation de l’interprète.
Ses créations, solos ou spectacles conçus avec d’autres chorégraphes – Robyn Orlyn par exemple – explorent, parfois avec humour, une voie volontairement tâtonnante, se définissant souvent dans le même temps qu’elle s’expérimente et qui donne une large place à l’improvisation.
Intime, sombre et minimale dans sa création en 2002, baroque et colorée dans Poésie et Sauvagerie. Sa dernière création travaille à rétablir un continuum organique capable de réconcilier « raison + sensualité +  sentiments + volonté » et d’accueillir « difficultés de toutes sortes », de faire une place à ce « dérèglement anthropologique » qui est le signe de notre « puissante impuissance ».
Une même attention portée aux « choses inexplicables et indescriptibles par notre langage de tous les jours, mais dicibles par ces autres langues qui sont dans nos corps, dans notre perception, dans notre existence à tous ».