Samir Odeh-Tamimi / Alireza Farhang / Shafi Badreddin / Hiba Al Kawas Deewaan / Bâd-e Sabâ...

[Musique] Pas vraiment étrangers, tout en témoignant d’une science et d’une complexité incomparables, les langages musicaux de ces artistes du Moyen-Orient émanent d’une génération directement en prise avec le monde d’aujourd’hui. En effet, à l’exception de Rashidah Ibrahim (Kowetienne, née en 1954 en Indonésie) et de Nouri Iskandar (né en 1938 à Alep en Syrie), tous les compositeurs en présence sont nés entre 1965 et 1973.
Une génération qui transporte avec elle une géographie nouvelle, une autre généalogie ; une génération en laquelle cohabite une intime pluricité de racines, dont témoignerait par exemple le parcours d’un Samir Odeh-Tamimi, Palestinien né en Israël et aujourd’hui établi à Berlin.
Ces langages musicaux sont aussi liés à des sonorités : le qanun (cithare turco-arabe à soixante-douze cordes), la flûte ney, le kamanché (vièle à pique également très répandue dans la région du Caucase), le djozé (vièle à quatre cordes), le luth oud, mêlés aux timbres du Nieuw Ensemble et de l’Ensemble L’Instant Donné, se font ici les virtuoses porte-voix de ces musiques qui viennent révéler l’art de trouver une voie, un chemin.