Tsai Ming-Liang Exposition et rétrospective

[Cinéma]

Reconnu depuis le milieu des années 1990, et son premier film Les Rebelles du dieu néon, comme le chef de file de la seconde vague taïwanaise, le cinéaste Tsai Ming-Liang présente une exposition inédite et l’ensemble de ses films au Centre Pompidou.

En 2003, Tsai Ming-Liang composait une ode nostalgique et éperdue à la puissance du cinéma, l’inoubliable Good Bye Dragon Inn. Au fil de onze longs métrages à ce jour, de nombreux courts métrages et films pour la télévision, mêlant chacun une forme d’ascèse esthétique à des tentatives formelles revisitant parfois le genre, le cinéaste de Taiwan dépeint son île comme un territoire halluciné. Depuis bientôt trente ans, il met à profit la force mutique de son acteur fétiche, Lee Kang-Sheng, et raconte, de The Hole, en 1998, à La Saveur de la pastèque, en 2005, en passant par Les Chiens errants, en 2013, l’incommunicabilité entre les hommes et le désir qui, seul, permet d’en réchapper. Alors que Days, le nouveau long métrage de Tsaï Ming-Liang, présenté en compétition à la dernière Berlinale, est achevé, le cinéaste présente l’ensemble de ses films ainsi qu’une importante exposition inédite. Il y développe ses obsessions, ses recherches en cours et propose le neuvième opus inédit de la série des Walker Films, tourné au Centre Pompidou, dans la continuité du travail plastique qu’il a entamé depuis plus de dix ans. Une expérience immersive au cœur de différentes matières, du film au papier froissé.