Maxime Kurvers

Okina

Maison de la culture du Japon à Paris
24 – 26 septembresept.
1/2

1h20

En japonais, surtitré en français

Tarifs 8€ à 20€
Abonnés 8€ à 18€

Maison de la culture du Japon à Paris
Maison de la culture du Japon à Paris
101 bis, quai Jacques Chirac
75015 Paris
01 44 37 95 01

Métro ligne 6 : M° Bir-Hakeim

RER C : Champ de Mars – Tour Eiffel

Bus 

30 : arrêt Bir Hakeim
72 : arrêt Pont de Bir Hakeim
82 : arrêt Champ de Mars

Itinéraire 

Jeudi 24 septembre

20h

Vendredi 25 septembre

20h

Samedi 26 septembre

17h

Conception et mise en scène Maxime Kurvers. Avec Yuri Itabashi. Scénographie Anne-Catherine Kunz, Maxime Kurvers. Costumes Kyoko Fujitani. Lumière Manon Lauriol. Toile peinte Myrtille Pichon. Collaboration artistique Camille Duquesne. Traducteur-interprète Akihito Hirano. Écriture et dramaturgie Maxime Kurvers et l’équipe. Coordination Japon Takafumi Sakiyama. Conseiller à la diffusion Jérôme Pique.

Production MDCCCLXXI
Coproduction CNDC Angers ; Théâtre Garonne – Scène européenne ; Kinosaki International Arts Center ; Festival d’Automne à Paris
Avec le soutien en résidence de création de l’Atelier de Paris – Centre de développement chorégraphique national, de La vie brève – Théâtre de l’Aquarium et de la Ménagerie de verre dans le cadre du dispositif StudioLab
Avec le soutien du Arts Council Tokyo (Tokyo Metropolitan Foundation for History and Culture)  
Projet soutenu par la Drac Île-de-France – ministère de la Culture
Projet soutenu par la Région Île-de-France dans le cadre de l’aide à la création dans le domaine du spectacle vivant

Le Festival d’Automne à Paris est coproducteur de ce spectacle. 

Avec le soutien de la Fondation pour l’Étude de la Langue et de la Civilisation Japonaises.

Le metteur en scène Maxime Kurvers poursuit son travail d’anthropologie théâtrale en confrontant l’actrice Yuri Itabashi à l’interdiction qui lui est faite par la tradition d’interpréter Okina, pièce et rituel du théâtre nō. Ou comment, par l’imagination, embrasser ce qui lui est refusé.

 

Au fil d’un travail au long cours sur l’histoire du théâtre, Maxime Kurvers s’est intéressé à la tradition nō, théâtre dansé japonais resté fidèle à des codes formalisés au XVe siècle. Dans ce répertoire, Okina se distingue par son histoire et ses modes de représentation. Relevant de la cérémonie bouddhique, la pièce se structure autour de trois danses sacrées et – en raison de son caractère religieux – est strictement prise en charge par des hommes. Les femmes n’ont pas le droit de la représenter. Dans une double logique de contournement et de réparation, le metteur en scène confie à Yuri Itabashi, actrice issue du théâtre contemporain japonais, le soin de dépasser cette impossibilité culturelle d’incarner la pièce. Les chemins qu’elle emprunte – la parole et la danse – passent par la réminiscence d’un théâtre agraire antérieur au nō et l’examen d’une réalité contemporaine qui perpétue les interdits à l’endroit des femmes. Un geste d’empouvoirement d’une actrice à qui plus rien n’est impossible.