Christian Schiaretti Coriolan

[Théâtre]

Tragédie écrite par Shakespeare en 1607, Coriolan retrace le parcours du Romain Caïus Martius, chef de guerre dont le tempérament chevaleresque ne s’accorde guère aux exigences des manœuvres politiciennes.
Vainqueur des Volsques à Corioles – d’où son surnom « Coriolan » , il brigue pourtant le consulat, avec l’appui des patriciens.
Parlant sans faux-semblants et affichant son mépris pour la plèbe, il s’attire vite l’hostilité du peuple. Décidé à se venger, Coriolan rejoint les Volsques et marche sur Rome…
De cette pièce, l’une des plus denses et des plus politiques de Shakespeare, rarement montée en France, Christian Schiaretti propose une version magistrale, qui fait entendre – dans une traduction de Jean-Michel Déprats – toutes les nuances du texte et fait voir toutes les ambiguïtés des personnages. S’inscrivant dans la tradition du grand théâtre citoyen, l’actuel directeur du TNP de Villeurbanne signe un spectacle au souffle épique puissant, porté par une trentaine de comédiens, en tête desquels Wladimir Yordanoff (Coriolan), Hélène Vincent (sa mère) et Roland Bertin (Ménénius).
D’un classicisme exemplaire, la mise en scène rend parfaitement clair cet obscur affrontement, dont les enjeux, moraux et sociaux, ressemblent à s’y méprendre à ceux de la France d’aujourd’hui…