Tiago Rodrigues Catarina et la beauté de tuer des fascistes

[Théâtre]

En raison du confinement annoncé mercredi 28 octobre 2020 pour une période minimum de 4 semaines, ce spectacle ne pourra être présenté en novembre aux dates initialement prévues. Pour le mois de décembre, ce spectacle est actuellement maintenu mais la ventes de billets suspendue jusqu’à fin novembre 2020.
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Le Festival travaille actuellement à son report.
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Si vous êtes d’ores et déjà muni de billet(s), le Festival va prendre contact avec vous.
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Le Festival d’Automne accueille cette année trois spectacles du metteur en scène portugais Tiago Rodrigues, qui offrent de nouveaux points de vue sur l’héritage théâtral. La création, Catarina et la beauté de tuer des fascistes met au plateau un rite de passage impératif dans la famille qui s’est donné pour mission, de génération en génération, depuis la naissance du fascisme, d’en éradiquer le maximum de représentants. Catarina, à ton tour ! Les reprises de Sopro et de By Heart sont autant d’occasion de (re)découvrir le travail de l’artiste.

Été 2020. Un jour de fête, de beauté et de mort. Le rassemblement familial a lieu dans une maison de campagne, au sud du Portugal, tout près de Baleizão, village où a été assassinée Catarina Eufémia, icône de la résistance à l’Estado Novo, régime corporatiste dictatorial et fasciste qui a sévi au Portugal dès 1933 et pris fin lors de la Révolution de Œillets, en 1974. La demeure est charmante, l’atmosphère, légère, mais l’intention, meurtrière. Car il s’agit bien de sommer la plus jeune de la lignée de tuer un homme, fasciste, kidnappé à cet effet. Or Catarina s’y refuse catégoriquement, faisant exploser un conflit latent entre les membres de la famille. C’est alors que le fantôme de Catarina Eufémia vient rôder pendant leur sommeil pour s’adresser au fasciste de 2020. Tiago Rodrigues, auteur et metteur en scène fidèlement accompagné par le Festival depuis 2016, pose avec courage et transparence des questions complexes, brûlantes d’actualité : qu’est-ce que le fascisme aujourd’hui ? Où est la frontière entre les sphères du « légal » et du « légitime » dans des cas extrêmes ? Jusqu’à quel point peut-on enfreindre les règles de la démocratie pour mieux en défendre les causes ?