Josué Mugisha imagine des artistes interrompre la représentation en cours pour réclamer « le sens ». En l’absence de l’auteur, ils s’adressent au public par la danse, par la poésie, par l’imaginaire. Dans le contexte politique du Burundi, où la parole est muselée et le « tambourinaire » censuré, le chorégraphe et metteur en scène crée, après La première danse politique, une seconde, comme métaphore pour « tuer le tambour », symbole du pouvoir. Sous une pluie d’images poétiques, les interprètes sabotent la représentation pour en faire un terrain d’insubordination.