Maxime Kurvers

Okina

Théâtre
Atelier de Paris – Centre de développement chorégraphique national
17 – 19 octobreoct.

Première mondiale

1h20

En japonais, surtitré en français

Tarifs 8 € à 20 €
Abonnés 8 € et 12 €

Atelier de Paris – Centre de développement chorégraphique national

Jeudi 17 octobre

20h00

Vendredi 18 octobre

20h00

Samedi 19 octobre

17h00

Conception et mise en scène Maxime Kurvers. Avec Yuri Itabashi. Scénographie Anne-Catherine Kunz, Maxime Kurvers. Costumes Kyoko Fujitani. Lumière Manon Lauriol. Toile peinte Myrtille Pichon. Collaboration artistique Camille Duquesne. Traducteur-interprète Akihito Hirano. Écriture et dramaturgie Maxime Kurvers et l’équipe. Coordination Japon Takafumi Sakiyama. Conseiller à la diffusion Jérôme Pique.

Production MDCCCLXXI
Coproduction CNDC Angers ; Théâtre Garonne – Scène européenne ; Kinosaki International Arts Center ; Festival d’Automne à Paris
Avec le soutien en résidence de création de l’Atelier de Paris – Centre de développement chorégraphique national, de La vie brève – Théâtre de l’Aquarium et de la Ménagerie de verre dans le cadre du dispositif StudioLab 
Projet soutenu par la Drac Île-de-France – ministère de la Culture
Projet soutenu par la Région Île-de-France dans le cadre de l’aide à la création dans le domaine du spectacle vivant

Le Festival d’Automne à Paris est coproducteur de ce spectacle et le présente en coréalisation avec l’Atelier de Paris – Centre de développement chorégraphique national. 

Le metteur en scène Maxime Kurvers poursuit son travail d’anthropologie théâtrale en confrontant l’actrice Yuri Itabashi à l’interdiction qui lui est faite par la tradition d’interpréter Okina, pièce et rituel du théâtre nō. Ou comment, par l’imagination, embrasser ce qui lui est refusé.

Au fil d’un travail au long cours sur l’histoire du théâtre, Maxime Kurvers s’est intéressé à la tradition nō, théâtre dansé japonais resté fidèle à des codes formalisés au XVe siècle. Dans ce répertoire, Okina se distingue par son histoire et ses modes de représentation. Relevant de la cérémonie bouddhique, la pièce se structure autour de trois danses sacrées et – en raison de son caractère religieux – est strictement prise en charge par des hommes. Les femmes n’ont pas le droit de la représenter. Dans une double logique de contournement et de réparation, le metteur en scène confie à Yuri Itabashi, actrice issue du théâtre contemporain japonais, le soin de dépasser cette impossibilité culturelle d’incarner la pièce. Les chemins qu’elle emprunte – la parole et la danse – passent par la réminiscence d’un théâtre agraire antérieur au nō et l’examen d’une réalité contemporaine qui perpétue les interdits à l’endroit des femmes. Un geste d’empouvoirement d’une actrice à qui plus rien n’est impossible.