Cassandra Miller, Éliane Radigue, Sarah Davachi, Quatuor Bozzini

Musique Portrait
Église du Saint-Esprit
14 décembredéc.
1/2

Première française

1h40 avec entracte

Tarifs 8€ à 25€
Abonnés 8€ à 20€

Église du Saint-Esprit
Église du Saint-Esprit
186, avenue Daumesnil
75012 Paris
01 44 75 77 50

Métro Ligne 6 Daumesnil, Ligne 1 Nation

Itinéraire

Lundi 14 décembre

20h30

Sarah Davachi, LONG GRADUS: Part III, 20 mn (2020-2021). 
Première française

Cassandra Miller, Three Songs, 25 minutes (2025).
Première française

Éliane Radigue, Occam Delta XV, 37 minutes (2018). 
Première française en public

Quatuor Bozzini
Clemens Merkel violon
Alissa Cheung violon
Isabelle Bozzini violoncelle
Stéphanie Bozzini alto

Theresa Baumgartner visuel

En partenariat avec La Muse en Circuit.

Le Festival d’Automne à Paris est producteur de ce concert et le présente dans le cadre de la série de concerts « Les Inspirations Visibles », imaginée sous le commissariat de Stephen O’Malley et Hampus Lindwall pour l’Église du Saint-Esprit.

Avec le soutien de

L’évidence, la joie simple, la transmission orale, le temps en suspens de la berceuse ou d’une surface lacustre, l’épure, comme pour atteindre une origine voilée ou incertaine, et l’amitié fertile avec le Quatuor Bozzini, interprète privilégié de Cassandra Miller, de Sarah Davachi et d’Éliane Radigue, récemment disparue, unissent les trois œuvres, sereines, de ce concert.


Ayant interrogé les membres du Quatuor Bozzini sur les chansons de leur enfance et celles qu’ils adressent à leurs enfants, Cassandra Miller compose Three Songs. Elle y emprunte aux répertoires populaires : « À la claire fontaine », célèbre aussi au Québec, ou l’hymne antifasciste « Bella ciao ». L’œuvre oscille entre la tendresse, la nostalgie, le réconfort, pour celui qui écoute comme pour celui qui chante, la consolation et une méditation sur la mémoire.

Une œuvre de la compositrice et organiste canadienne Sarah Davachi, lauréate du Lion d’argent à la Biennale de Venise Musique 2026, vient compléter ce programme. Le troisième mouvement de cette pièce en quatre parties, conçue pour le Quatuor Bozzini en 2020, sera ici donné pour la première fois en France.

« Le plus simple est toujours le mieux ! » Éliane Radigue résumait ainsi le principe du Rasoir d’Ockham, un principe de parcimonie exposé par le philosophe médiéval Guillaume d’Ockham : « Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité. » Des sons soutenus, aux battements infimes, s’accordent au lieu et à l’instant présent, hic et nunc, au point qu’ici, leur durée en dépend, selon l’acuité de l’expérience et l’entente entre les musiciens du quatuor. Quelque chose de merveilleusement intuitif en résulte, depuis la conception jusqu’au partage.