Cassandra Miller, Florentin Ginot et Katharina Ernst

Métro : La Chapelle (ligne 2) Gare du Nord (lignes 4, 5, RER B, RER D)
Bus : 35, 38, 45, 48, 91, 350
Vélib’ : Station n°18040, 28 bd de la Chapelle
Dimanche 4 octobre
19h

RER A Nanterre-Ville
Bus n°157 / n°159 / n°160 arrêt rue des Anciennes-Mairies
Samedi 12 décembre
20h
Cassandra Miller, Traveller Song pour ensemble de sept musiciens et bande magnétique (2016 rev. 2018). Première française.
Cassandra Miller, Thanksong pour voix et quatuor à cordes (2020). Première française.
L’Instant Donné
Juliet Fraser voix
Entracte
Florentin Ginot et Katharina Ernst, GORDE pour contrebasse, drum-set et électronique (2026).
Commande du Festival d’Automne à Paris. Première mondiale.
Florentin Ginot contrebasse, composition et concept
Katharina Ernst drum-set, composition et concept
Theresa Baumgartner visuel et création lumière
Yann Bouloiseau création son
Tutia Schaad costumes
Simon Gautier régisseur lumières
Sylvaine Nicolas direction technique
Silvina Senn (Compagnie How Now) administration et production
Cléo Michiels (L’Équipage Prod) diffusion
Production HowNow
Coproduction Festival d’Automne à Paris ; Maison de la Musique de Nanterre ; Biennale de musique de Zagreb ; Césaré—Centre national de création musicale
HowNow bénéficie du soutien du ministère français de la Culture pour l’ensemble de ses projets.
En partenariat avec La Muse en Circuit – CNCM et le Théâtre des Bouffes du Nord.
La chanson, le chant, qu’ils soient populaires, dans l’un des derniers quatuors à cordes de Beethoven ou en provenance de Galice, irriguent les trois moments de ce programme. Un chant qui n’appartient pas seulement à la voix, mais auquel réagissent aussi les instruments, de même que les œuvres entre elles, pour magnifier une mémoire collective.
Traveller Song résulte du chant d’un charretier sicilien recueilli dans les années 1950. Humblement, Cassandra Miller s’enregistre sur l’archive et lui adjoint plusieurs prises de sa voix, déliée des conventions lyriques et suscitant un sentiment d’intimité et d’intense émotion, pour une « lamentation presque chamanique » à laquelle contribue un sextuor instrumental.
Du Chant sacré d’action de grâce d’un convalescent à la Divinité, troisième mouvement du Quatuor à cordes op. 132 de Beethoven, Thanksong perpétue la douceur inaugurale d’un réveil, presque pendulaire, et l’expression d’une reconnaissance, d’une gratitude. Les musiciens y répondent à Miller, dont la voix, chantant les parties du quatuor, est diffusée dans leurs casques.
Miroitant et prolongeant ce diptyque et ses dispositifs subtils, la contrebasse de Florentin Ginot et la batterie de Katharina Ernst dessinent des paysages sonores cinématographiques de l’ère post-industrielle avec GORDE. À l’un, l’alalá espagnol, altéré par une multitude de distorsions, et sans rythme ; à l’autre, le pulse de la techno ou les rythmes irréguliers et chaotiques du free jazz.









