
Métro 13, arrêt Gabriel Péri
Bus 54, 140, 175, 177, arrêt Place Voltaire ou bien avec les Lignes 235, 276, 340, 577 arrêt Gabriel Péri
Le théâtre est situé à 20 minutes de marche de l’arrêt Les Grésillons, Ligne C du RER
Mercredi 7 octobre
20h
Jeudi 8 octobre
20h
Vendredi 9 octobre
20h
Samedi 10 octobre
18h
Dimanche 11 octobre
16h
Texte et mise en scène Kenza Berrada. Avec Le Kabareh Cheikhats (Amine Naouni, Ali Lamaadli, Ghassan Elhakim, El Mostafa Boutankite, Walid Rakik) et Kenza Berrada. Collaboration à l’écriture Raphaël Chevènement. Création sonore Kinda Hassan. Création vidéo Maud Neve. Scénographie Florian Sanson. Lumières et régie générale Pierre Daubigny. Costumes Judith De Luze. Mouvement Annabelle Chambon et Cédric Charron. Administration et production Martin Lorenté. Diffusion et production Marko Rankov.
Production Compagnie Banjaliko
Production déléguée Cyclorama
Coproductions TNS—Théâtre national de Strasbourg ; T2G Théâtre de Gennevilliers—Centre dramatique national ; Festival d’Automne à Paris ; Saison Méditerranée 2026 de l’Institut Français ; structure production incubateur ; Points communs—Nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise
Soutiens Fonds de dotation Porosus ; Jeune Théâtre national ; Institut Français du Maroc ; Commission Internationale du Théâtre Francophone
Accueils en résidence Institut Français de Casablanca ; Le Point Éphémère ; Théâtre Silvia Monfort ; La Maison des Métallos pour le festival Fragments ; « Cartes Blanches » du Nouveau
Studio Théâtre
Le T2G Théâtre de Gennevilliers—Centre dramatique national et le Festival d’Automne à Paris sont coproducteurs de ce spectacle et le présentent en coréalisation.
Avec Paradis plage, Kenza Berrada imagine un huis clos au cœur de la bourgeoisie marocaine. Corsetés par un code de bienséance, les personnages s’échinent à faire famille, malgré tout.
« Machi hada swab » : « Ce n’est pas swab. » Dans la bonne société marocaine, cette phrase agit comme une sentence. Le swab signifie à la fois savoir-vivre, politesse, et bonne éducation. Y déroger est une faute majeure. Au Maroc, tout un monde de familles originaires de Fès, nostalgiques d’une splendeur perdue, voue un culte à ce code de conduite. C’est dans cette société qu’a grandi Kenza Berrada. Dans Paradis plage (une vie comme dans du miel), la metteuse en scène s’empare du salon marocain traditionnel et le transforme en arène. Dans un jeu subtil, le français se mêle à l’arabe marocain et révèle les états d’âme comme les rapports de domination. Sur scène, des portraits d’enfants évoquent la nostalgie des temps heureux. La fontaine de la maison, d’ordinaire rafraîchissante, se met à déborder d’un liquide visqueux qui se répand partout et contamine le langage. Cette substance envahissante symbolise le non-dit. Ici, celui de l’inceste d’un frère aîné envers sa petite sœur. Pour incarner les personnages, Kenza Berrada invite les acteurs du Kabareh Cheikhats de Casablanca, habitués du travestissement. En miroir, Paradis plage bouscule l’ordre masculin et interroge spectateur·ices et interprètes sur les représentations de genre, ici comme ailleurs.
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