Sébastien Kheroufi
Les enfants de la patrie
16 octobreoct.
Vendredi 16 octobre
20h
Texte et mise en scène Sébastien Kheroufi. Distribution en cours. Scénographie Benjamin Lebreton, Sébastien Kheroufi. Sébastien Kheroufi est assisté par Louise Kretzschmar. Production La Tendre Lenteur. La compagnie La Tendre Lenteur est accompagnée par Céline Martinet—Tapioca Production.
En écho à l’exposition Vies minuscules du Centre Pompidou, présentée dans la nef du Panthéon du 25 septembre 2026 au
31 janvier 2027.
Performance précédée d’une restitution d’ateliers de pratique artistique menés avec 83 enfants d’Île-de-France en collaboration avec le Théâtre de Corbeil-Essonnes, le Théâtre des Quartiers d’Ivry, la Colline Théâtre national et la MC93—Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis.
Le Centre Pompidou, le Centre des monuments nationaux et le Festival d’Automne à Paris présentent ce spectacle en coréalisation.
Dans le cadre du programme Constellation du Centre Pompidou.
Dans la tragédie de nos vies, nous ne connaissons la fin que trop bien. Ce que nous ignorons, c’est la manière dont elle advient. Sébastien Kheroufi présentera l’épilogue de sa prochaine création, La mort du Môme, trois semaines avant la première. Cette performance, Les enfants de la patrie, est une manière d’abandonner le suspense. Ce qui l’intéresse n’est pas de mettre en scène le spectaculaire d’une vie tragique, mais d’interroger les rouages de la misère.
Dans La mort du Môme, qui sera présenté à La Colline, un enfant meurt de trouver son père mort dans la chambre d’un foyer Emmaüs. Lors de l’épilogue, ils sont quatre-vingt-trois à continuer de vivre. Sébastien Kheroufi choisit ici de déplacer le récit vers les vivants, celles et ceux qui restent : les mômes qui courent après la sonnerie, les élèves, les gamins et leur droit absolu de devenir. Les Mômes de nos périphéries se tiennent au seuil de leur vie. Notre responsabilité est de leur transmettre la tendresse et l’insouciance nécessaires pour grandir. Leur droit le plus fondamental est de ne pas être entravés et de ne pas être privés de ce qu’ils auraient pu devenir. Dans le cadre de l’exposition Vies minuscules conçue par le Centre Pompidou, l’auteur et metteur en scène investit le Panthéon—lieu des figures illustres—pour l’offrir à nos enfants, et transformer le temps d’une performance exceptionnelle la nef en cours de récréation. Une autre idée, peut-être, de la patrie reconnaissante.
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