Raimund Hoghe Swan Lake, 4 Acts

[Danse]

« Le Lac est avant tout une histoire d’amour, un rêve d’amour, qui finit mal peut-être, mais au moins l’amour y a trouvé sa place. J’ai voulu que mon Lac soit mon rêve d’amour, je l’ai rêvé comme on rêve l’amour. »
Après avoir chorégraphié Le Sacre du Printemps de Stravinski en 2004, Raimung Hoghe revisite à nouveau le répertoire classique avec Le Lac des Cygnes : une occasion pour lui de mettre en scène le désir qui l’anime, de « jeter son corps dans la bataille » encore une fois, citant ici Pasolini, un auteur qui lui est cher. Une manière de réaffirmer
sur scène que « seule la beauté peut survivre ».
Cette musique romantique et emblématique, dont chacun d’entre nous connaît les notes, devient ici le support d’une recherche sur les interactions entre mémoire personnelle et mémoire collective. Un travail rituel sur la répétition et l’éternel retour.
L’artiste allemand cherche à faire ressurgir ce qui nous rapproche en tant qu’êtres humains : tout comme Pina Bausch, dont il a été le dramaturge pendant dix ans, il œuvre à une forme « qui amène ce qui est personnel au-delà du privé, qui empêche la pure représentation et le pur dénuement de soi ».
Ornella Ballestra, « ballerine fétiche de Maurice Béjart, qui sait en un mouvement d’épaules ressusciter le Cygne qu’elle dansa par le passé », Brynjar Bandlien, du Nederlands Dans Teater, Yahia-Aissa Nabil, qu’on a vu danser chez Boris Charmatz, et Lorenzo De Brabandere, jeune performer belge, dansent aux côtés de Raimund Hoghe pour conjurer le destin tragique de l’amour.