François Tanguy Par autan

[Théâtre]

Par autan, le titre du nouvel opus signé par le Théâtre du Radeau, est celui d’un vent qui souffle loin. Il s’infiltrera en musique et lumières dans les voiles, châssis, poulies, tables, loupiotes et costumes portés par les acteurs embarqués avec des partenaires comme Shakespeare, Tchekhov, Walser.

Tous les deux, trois ans, nous arrive un spectacle du Théâtre du Radeau. Voici Par autan, nom d’un grand vent. Ça va souffler. Des bouffées de langues, de musiques, de lumières, de mouvements. Pas de pièces, ni d’histoire, c’est comme ça depuis Jeu de Faust, il y a plus de trente ans. Des cascades de lueurs, des abris, des échappées, des sentiers qui bifurquent. Cette fois, en compagnie de Robert Walser, Franz Kafka, Heinrich von Kleist, Anton Tchekhov, William Shakespeare. Des paroles amies que le spectateur saisit au vol, des signes lumineux pour se guider dans la nuit du théâtre, et ses secousses. Chaque spectacle remet en service des matériaux des précédents avant de frayer de nouveaux sentiers. « Il nous faut y reprendre et couturer et rapiécer, / ça et là, les lambeaux d’air et de souffle et d’énigmes / refaire l’espace » écrit François Tanguy, le metteur en scène et capitaine du Radeau. À ses côtés, une bande de jeunes et vieux collaborateurs fidèles déplient son théâtre.