
RER Station Avenue du Pdt Kennedy - Maison de Radio France
Métro L6 station Passy - L9 station Ranelagh - L10 station Javel-André Citroën
Bus L 22, 52, 62, 70 et 72.
Vélib Stations Maison de Radio France (16029) et Fontaine-Raynouard (16025).
Vendredi 16 octobre
20h
György Kurtág, STHLH (Stèle) (1994).
György Kurtág, sélection de 6 pièces tirées de Játékok et 5 pièces de Concerto pour la main gauche (1973-).
Maurice Ravel, Concerto pour la main gauche (1929-1930).
Cassandra Miller, Dad Goes to the Mountain (2026), commande
de Brussels Philharmonic, de la BBC Radio 3, de l’Orchestre symphonique de Montréal, de l’Auditori Barcelona, de Radio France et du Festival d’Automne à Paris. Première française.
Maurice Ravel, Ma Mère l’Oye : 5 pièces enfantines (Suite) (1908-1910).
Orchestre Philharmonique de Radio France
Matthias Pintscher direction
Pierre-Laurent Aimard piano
L’Auditorium de Radio France et le Festival d’Automne à Paris présentent ce spectacle en coréalisation.
Avec le soutien de

Ce deuxième volet du portrait de Cassandra Miller associe Dad Goes to the Mountain, quadriptyque d’un seul tenant, dédié à son père vieillissant et oublieux, aux thèmes de l’enfance et de la mort, miroitant l’arc de nos existences, que tendent Ravel et Kurtág.
Ravel avait le goût du merveilleux, de la féerie et des jouets ingénieux. Ma Mère l’Oye puise à des contes célèbres. Un orchestre réduit, aux timbres précis, en colore les atmosphères orientales ou oniriques, sombres ou enchanteresses. De son vaste cycle de Játékok (Jeux), pièces pédagogiques souvent miniatures, Kurtág évoque le bonheur du mouvement, de la phrase et du geste, l’exploration du clavier, comme un « pèlerinage pour récupérer l’enfant qui est en nous ».
À l’autre extrémité de la vie, le virtuose Concerto pour la main gauche, composé pour le pianiste Paul Wittgenstein amputé du bras droit pendant la Première Guerre mondiale, est l’une des dernières œuvres de Ravel. Sa véhémence tragique paraît culminer dans le souvenir de la catastrophe des tranchées. Avec la symphonie funèbre STHLH (Stèle), Kurtág tend à l’épure, à l’essence nue, à la lamentation et à la déploration, comme un lac immense de larmes.
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