Thomas Quillardet Tristesse et joie dans la vie des girafes

[Théâtre]

Comment trouver le bonheur en temps de crise ? Telle est la quête d’une fillette nommée Girafe dont le père au chômage ne parvient plus à payer la télévision câblée. En fugue à travers Lisbonne, broyée par les politiques d’austérité, elle se retrouve brutalement confrontée à la violence du monde des adultes.

À tout juste neuf ans, Girafe vient de perdre sa mère, et son père, comédien au chômage, n’a plus d’argent pour payer la télévision câblée. Trop grande pour avoir encore besoin d’un doudou, elle est trop petite encore pour abandonner ses rêves d’enfant et se confronter à la violence du monde des adultes. Thomas Quillardet place au cœur de sa mise en scène notion de taille et jeux d’échelles. Pièce d’apprentissage à la frontière entre conte et documentaire, le texte de Tiago Rodrigues raconte la fugue de Girafe, accompagnée de son ours en peluche suicidaire Judy Garland, comme un parcours initiatique. Pour préparer un exposé, la petite fille doit voir son émission préférée – « La vie des girafes ». Elle part alors en quête de 53 507 euros, soit l’abonnement à Discovery Channel pendant cent ans. En chemin, elle croise la route d’un vieil homme, d’une panthère, mais aussi du premier ministre, Pedro Passos Coelho, et de Tchekhov. Girafe est un Candide des temps modernes. L’innocence de son regard met en évidence les dérives d’un monde en crise et les aberrations économiques d’un Portugal dévasté et d’une Europe en déroute. C’est aussi une histoire de deuil et de tendresse entre un père et sa fille.

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Durée : 1h20
Spectacle à partir de 10 ans