
Métro : Bastille, Voltaire ou Bréguet-Sabin
Bus : 69 (Commandant Lamy), 61 (Basfroi)
Vélib' : 37 rue de la Roquette, 29 rue Keller, 169 avenue Ledru-Rollin, 9 rue Froment
Lundi 14 décembre
20h
Mardi 15 décembre
20h
Jeudi 17 décembre
20h
Vendredi 18 décembre
20h
Samedi 19 décembre
18h
Concept, dramaturgie, textes, mise en scène et interprétation Alberto Cortés. Création lumière et technique Benito Jiménez. Création sonore et technique Óscar Villegas. Direction musicale
et violon Luz Prado. Guitare Adriano Galante. Chœur et piano proyectoeLe. Coordination technique Cristina Bolívar. Sous-titres Marion Cousin. Scénographie Víctor Colmenero Mir. Peintures Miguel Oliver. Costumes et assistante de production de tournées Gloria Trenado. Chapeaux Patricia Buffuna. Accompagnement mouvement Janet Novás. Regard extérieur Amalia Fernández. Photographie Manu Rosaleny et Alejandra Amere. Vidéo Johann Pérez Viera.
Production El Mandaíto Producciones SL
Coproduction Centro de Cultura Contemporánea Condeduque ; Kunstenfestivaldesarts ; Grec 2026 Festival Barcelona ; Festival d’Automne à Paris ; Théâtre de la Bastille ; Centre de les Arts Lliures de la Fundació Joan Brossa ; Agencia Andaluza de Instituciones Culturales—Teatro Central and Tanzquartier Wien
Avec la collaboration de Festival Citemor, CAMPO, Azala, Graner
Le Théâtre de la Bastille et le Festival d’Automne à Paris sont coproducteurs de ce spectacle et le présentent en coréalisation.
Au XIXe siècle, un mystérieux manuscrit est retrouvé dans la campagne anglaise. Journal intime entremêlé de poèmes, il est tout ce qui reste d’Ester, disparue d’avoir tant aimé. Créée dans l’ombre de ce récit, El corazón de Ester (Le cœur d’Ester) est la confession d’un amour et de l’épuisement qu’il engendre.
Un an après Analphabet, l’auteur, metteur en scène et performeur espagnol Alberto Cortés offre au public, son fidèle amant, « Mi Lord », une confession intime, performée par un corps qui, comme celui d’Ester, se consume par amour, cet amour « plus grand que la vie et plus vaste que le ciel ». Porté par les voix féminines qui ont accompagné la création du spectacle—celle des mystiques Marguerite Porete, Emily Dickinson, les sœurs Brontë, Anne Carson, ou encore la philosophe espagnole María Zambrano –, il se livre à un exercice de disparition progressive. Pratiquant une forme de transformisme littéraire, tout à la fois dévot et queer, il s’expose sur scène, tant et si bien que le corps s’use sous les regards, se consume à force d’être consommé. Et le spectacle sera lui aussi voué à disparaître : de cette dévotion il n’existera qu’un tirage limité, chaque représentation sera numérotée, de 1 à 50, comme dans un pacte de responsabilité collective qui est aussi une déclaration d’amour au public.
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