Wichaya Artamat, Pathipon (Miss Oat), Duck Unit

SIX DAYS IN OCTOBER (The Dead Still Riot)

Théâtre de la Bastille
12 – 17 octobreoct.

Première mondiale

1h50

En thaïlandais, surtitré en français

Tarifs 8€ à 28€
Abonnés 8€ à 21€

Théâtre de la Bastille
Théâtre de la Bastille
76, rue de la Roquette
75011 Paris
01 43 57 42 14

Métro : Bastille, Voltaire ou Bréguet-Sabin
Bus : 69 (Commandant Lamy), 61 (Basfroi)
Vélib' : 37 rue de la Roquette, 29 rue Keller, 169 avenue Ledru-Rollin, 9 rue Froment

Itinéraire

 

Lundi 12 octobre

20h

Mardi 13 octobre

20h

Mercredi 14 octobre

20h

Vendredi 16 octobre

20h

Samedi 17 octobre

18h

Conception et mise en scène Wichaya Artamat. Texte Wichaya Artamat, Pathipon (Miss Oat). Collaboration au texte et jeu Witwisit Hirunyawongkul, Pathavee Thepkraiwan, Peangdao Jariyapun et Wasu Wanlayangkoon. Dramaturgie Pathipon (Miss Oat). Direction artistique et technique Duck Unit (Pornpan Arayaveerasid et Rueangrith Suntisuk). Régie générale Surat Kaewseekram. Responsable de production Peerapol Kijreunpiromsuk. Production Sasapin Siriwanij.

Coproduction Festival d’Automne à Paris ; Asia TOPA, Arts Centre Melbourne ; For What Theatre


Le Festival d’Automne à Paris est coproducteur de ce spectacle et le présente en coréalisation avec le Théâtre de la Bastille.

Dans la continuité de son installation The Dead Still Riot présentée en 2025, le metteur en scène thaïlandais Wichaya Artamat convoque, dans une performance hybride et fragmentaire, les fantômes des insurrections passées comme ferment pour celles à venir, imaginant la transmission de la mémoire révolutionnaire à travers les époques et les lieux.

Depuis le massacre d’étudiant·es perpétré à l’université Thammasat en octobre 1976 jusqu’au soulèvement de la jeunesse en 2020, l’histoire contemporaine de la Thaïlande est un cycle sans fin de coups d’État et de répression, à la violence invisibilisée par la construction de la mémoire officielle. Les traces de ces révoltes passées—témoignages, fantômes et émotions—servent de point de départ à Wichaya Artamat pour faire advenir un nouveau théâtre de la résistance, afin que la mémoire des luttes inachevées féconde l’imagination des révolutions à venir. L’espace scénique mis à nu révèle les mécanismes mêmes du théâtre, qui agissent comme une présence fantomatique avec laquelle les interprètes doivent composer. Contre la censure, l’autoritarisme et les injonctions de l’idéologie dominante, Wichaya Artamat, Pathipon (Miss Oat) et Duck Unit créent ainsi une œuvre entre le deuil et l’invocation, à l’intersection de la reconstitution historique, de la performance méta-théâtrale et de la fiction révolutionnaire.