
Métro Ligne 5 Station Bobigny – Pablo Picasso puis 5 minutes à pied
Tramway T1 Station Hôtel-de-ville de Bobigny – Maison de la Culture
Bus 146, 148, 303, 615, 620 Station Bobigny - Pablo Picasso
Bus 134, 234, 251, 322, 301 Station Hôtel-de-ville
En Vélib’ Stations Bobigny – Pablo-Picasso et Jean-Jaurès – Place de la Libération
Mercredi 11 novembre
19h30
Jeudi 12 novembre
19h30
Samedi 14 novembre
18h30
Dimanche 15 novembre
15h30
Chorégraphie et interprétation Boris Charmatz. Assistante chorégraphique Magali Caillet Gajan. Lumières Yves Godin. Régie générale Fabrice Le Fur. Direction déléguée Terrain Hélène Joly. Développement et production des projets Lucas Chardon, Martina Hochmuth, Briac Geffrault, Lola Serre.
Production et diffusion Terrain
Avec le soutien de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels
Coproduction Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles) ; Charleroi danse—Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; Sadler’s Wells ; Tainan Arts Festival (Taiwan) ; MC93—Maison de la Culture de Seine-Saint- Denis ; CND Centre national de la danse ; Le Phénix—Scène nationale de Valenciennes ; Festival d’Avignon ; Tanztheater Wuppertal Pina Bausch ; Chaillot—Théâtre national de la danse ; Romaeuropa Festival ; Cango Centro produzione della danza (Firenze) ; ImPulsTanz—Vienna International Dance Festival
Avec le soutien de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon—Centre national des écritures du spectacle
Avec l’aide de La briqueterie CDCN du Val-de-Marne ; le Centre Pompidou—Metz et l’Espace Pasolini
La MC93—Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, le CND Centre national de la danse et le Festival d’Automne à Paris présentent ce spectacle en coréalisation dans le cadre de plan D du CND Centre national de la danse.
Après SOMNOLE—solo sifflé, suspendu au bord des lèvres présenté au Festival d’Automne en 2021, Boris Charmatz poursuit son travail à la lisière du souffle, creusant le sillon d’une danse au silence habité. Avec Muette, son corps cherche à exprimer ce que la langue ne peut pas dire, laissant affluer à la surface du visage et de la peau un flux d’affects reflétant les heurts du dehors.
Rester bouche bée face aux incertitudes d’un réel indicible. Devant l’impossibilité à articuler un mot, une phrase, Boris Charmatz a cherché à formuler une danse retenue au bord du souffle : une danse muette, aussi fragile qu’une bulle de salive, charriant une profusion de tensions, de nœuds, de poussées. Dans ce solo à nu, la bouche et le visage forment le centre névralgique autour duquel le corps se charge d’états ; comme un sismographe, sa danse donne forme à un magma de sensations, faisant vibrer la peau comme une membrane sensible aux moindres variations. Dedans et dehors s’entremêlent, faisant affleurer une lisière invisible—ligne de partage des eaux entre désordre intime et fracas du monde. Entre moments suspendus et profusion de mouvements, Muette chorégraphie une longue minute de silence tendue vers la recherche d’une accalmie intérieure.


