École du soir, Forensic Architecture

Conditions d’existence

Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt
3 octobreoct.
MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
29 novembrenov.
mk2 Bibliothèque
1 décembredéc.
1/3

Informations à venir

Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt
Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt
2, place du Châtelet
75004 Paris
01 42 74 22 77

Métro lignes 1, 4, 7, 11, 14 : Arrêt Châtelet
Bus 21, 38, 47, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 85, 96
RER lignes A, B, D : Arrêt Châtelet-Les Halles
+ Stations VELIB' à proximité 

Itinéraire

Samedi 3 octobre

00h

MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
9, boulevard Lénine
93000 Bobigny
01 41 60 72 72

Métro Ligne 5 Station Bobigny – Pablo Picasso puis 5 minutes à pied

Tramway T1 Station Hôtel-de-ville de Bobigny – Maison de la Culture

Bus 146, 148, 303, 615, 620 Station Bobigny - Pablo Picasso

Bus 134, 234, 251, 322, 301 Station Hôtel-de-ville

En Vélib’ Stations Bobigny – Pablo-Picasso et Jean-Jaurès – Place de la Libération

Itinéraire

Dimanche 29 novembre

00h

mk2 Bibliothèque
mk2 Bibliothèque
128-162 avenue de France
75013 Paris

Métro : 6, 14 - Quai de la gare, Bibliothèque

Bus : 62, 64, 89, 27

RER : C

Vélibs : 1 rue Pau Casals, 75013 Paris

Itinéraire

Mardi 1 décembre

00h

En partenariat avec le Théâtre de la Ville-Paris, la MC93—
Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis et mk2 Bibliothèque × Centre Pompidou.

Le Centre Pompidou et le Festival d’Automne à Paris sont coproducteurs de ce cycle et le présentent en coréalisation.

Dans le cadre du programme Constellation du Centre Pompidou.

En 2025, le Festival d’Automne créait une École du soir pour inventer un espace de transmission alternatif, non académique, qui entend rassembler les publics autour d’une programmation réflexive, où la pratique se conjugue à l’expérience des spectateur·rices. Après une première édition imaginée avec Felwine Sarr, le Festival d’Automne et le Centre Pompidou confient l’École du soir 2026 à Forensic Architecture. Sous la direction d’Eyal Weizman, cette agence d’investigation est composée de chercheur·euses, installée à l’université de Londres Goldsmiths, qui développe des méthodes d’enquête sur les violences d’État, à la croisée de l’art, du droit et du journalisme.

 

Intitulée Conditions d’existence, cette École du soir sera rythmée par trois conférences examinant la relation entre l’environnement et la précarité de la vie humaine. Les « conditions d’existence » désignent l’environnement composite qui soutient à la fois les formes de vie biologiques et culturelles. Ces conditions incluent l’écologie naturelle—l’eau, l’air, le sol et la végétation—ainsi que les environnements créés par les êtres humains—les habitations, les infrastructures, les institutions sociales, patrimoniales et politiques. 

Le terme « conditions d’existence » est issu de la Convention des Nations unies sur le génocide, qui interdit notamment « d’infliger délibérément à un groupe des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique », mais il ne s’applique pas uniquement au champ du génocide. La dégradation ou la destruction de l’environnement compromet la capacité d’un peuple à survivre et devient un moyen de contrôle des populations. Les dimensions sociales, numériques et biologiques de la vie ne sont pas distinctes : les atteintes portées à un domaine amplifient et aggravent les dommages causés par la destruction des autres. Lorsque les institutions culturelles sont détruites, la capacité d’une société à s’organiser et à offrir des soins mutuels se dégrade également, ce qui affecte la résilience physique, biologique et sociale qui aurait autrement pu atténuer les pires effets de la rareté, de la toxicité ou de la famine.

Le programme explore les enquêtes de Forensic Architecture à travers différentes échelles et temporalités : des violences instantanées comme les homicides policiers, en passant par les longs processus de transformation urbaine, jusqu’aux dommages intergénérationnels de la violence environnementale, parfois si lents qu’ils en deviennent presque invisibles. Ces dynamiques, continues et interdépendantes, peuvent faire surgir soudainement des formes aiguës de violence. Trois conférences déclineront ces perspectives à partir de trois axes : Incidents, Incarcérations et Environnements.

Les Ateliers du sensible deviennent cette année des Cliniques du sensible, imaginées à partir et avec le territoire, en dialogue entre les artistes de l’édition du Festival, et des situations concrètes de rencontre avec des publics diversifiés. Ces espaces d’enquête partagée passent par la pratique, le geste et l’expérience collective pour rendre sensibles les enjeux politiques, sociaux et environnementaux que les recherches des artistes invité·es de l’École du soir mettent au jour.

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